HEART TO HEART : FIN 2017

.

Est-ce que je vous ai déjà dit que j’adorais écrire et que je faisais ça très souvent depuis mon jeune âge ? J’écrivais principalement pour moi, pour extérioriser mes peines, mes tristesses, mes frustrations… Je n’écrivais que quand un « malheur » m’arrivait, oui, c’est dans le malheur, la tristesse et la souffrance que j’ai toujours trouvé mon inspiration. C’est dans le noir où j’ai toujours eu le besoin de m’exprimer. J’écrivais pour mettre des mots sur ce que je ressens et ce que je pense, pour comprendre ce qui ne va pas, pour me comprendre et être complètement transparente avec moi-même. J’écrivais pour tout extérioriser afin de ne rien garder enfui en moi. J’écrivais pour me débarrasser de mes peines et de mes blessures, pour me libérer des pensées et des sentiments négatifs qui pouvaient sommeiller en moi. J’écrivais pour pouvoir continuer mon chemin la tête haute, avec force, courage et surtout en gardant toujours espoir. J’écrivais pour être en paix avec moi-même, avec mon passé et mon présent afin d’être capable d’affronter mon futur. J’écrivais pour ne garder aucune haine et aucune rancune en moi. J’écrivais pour enlever le lourd poids de mes malheurs, pour me sentir légère et complétement libérée. J’écrivais pour préserver l’enfant innocent qu’il y a en moi. J’écrivais pour ne pas laisser la vie m’endurcir et faire de moi une autre personne. J’écrivais pour rester moi ; la fille douce, sensible, forte, courageuse et au grand cœur. J’écrivais pour accepter mes peines et mes souffrances.
Parce qu’il est important d’accepter nos malheurs pour être heureux.
J’accepte d’avoir été malade très jeune, d’avoir connu la souffrance et la maladie pendant que la plupart des enfants ne pensaient qu’à jouer et s’amuser. J’accepte d’avoir été délaissée par mes meilleurs amis pendant les plus durs moments de ma vie. J’accepte d’avoir été triste après plusieurs déceptions amoureuses. J’accepte d’avoir souffert pendant 4 ans d’une maladie qui me rongeait jour après jour. J’accepte d’avoir passé dernièrement les pires mois de ma vie. J’accepte toutes mes souffrances, toutes mes douleurs, toutes mes peines…
Et si je pouvais tout recommencer ? Est-ce qu’il y a des choses que j’aimerais changer ? Non ! Pour rien au monde je changerai mon passé. Si j’ai vécu tout ça c’est certainement pour une raison.
Quand je pense à tout ce que j’ai pu endurer, je suis triste car forcément je me remémore tous les mauvais souvenirs mais je suis en même temps heureuse. Oui, Heureuse de la personne que je suis devenue grâce à ces épreuves. Heureuse d’être une personne compatissante, de pouvoir ressentir la peine et la tristesse des autres. D’avoir la capacité de me mettre à la place des gens, de mettre mon malheur en second plan et de penser à autrui. Je suis heureuse d’avoir la capacité de toujours relativiser, quelle que soit la situation. Je suis heureuse d’avoir compris que le bonheur peut être créé de n’importe quoi, que le bonheur dépend de nous, que si nous voulons être heureux nous le serons. Je suis heureuse d’avoir compris que ni la carrière professionnelle, ni l’argent ne « font » une personne. J’ai également compris qu’aucune mauvaise expérience ne doit négativement impacter nos comportements et notre personnalité. Parce que quand on est bon, sincère, honnête, droit, quand on a un grand cœur, qu’on est là pour les autres… Dieu ne nous oublie pas et finit toujours par nous récompenser. J’ai compris que rien ni personne à part la famille n’en vaut vraiment la peine, qu’il n y a pas pire que la maladie et le fait de perdre un être cher et que tout le reste n’est que futilité. Oui, tout le reste n’est que futilité. J’ai compris que la vie ne tient qu’à un fil, qu’il faut s’accrocher à ses rêves, à ses passions… Parce que la vie mérite d’être vécu pleinement et qu’il faut la vivre pour soi-même, non pas pour les autres.
Mon année 2017 ? Une année très dure pour moi et pour ma famille. L’année 2017 a été riche en émotions ; des pleurs, de la peur, du stress, du soulagement, de la joie… Je me souviens être passée des larmes de tristesse à des larmes de joie en une fraction de seconde. Je me souviens avoir stressé avec ma famille et particulièrement avec ma mère avant l’annonce de chaque résultat de mes analyses médicales. Je me souviens également de ma sœur qui a toujours fait de son mieux pour faire bonne figure en ma présence en continuant à sourire et faire comme si de rien n’était pour dédramatiser la situation alors que j’étais complétement consciente de ce qui se passait (rire). Je me souviens du soutien de mes tantes, de mes cousin(e)s, de ma famille qui m’a beaucoup touché et qui m’a donné de la force pour continuer à me battre. Je me souviens aussi de toutes les complications que j’ai eu durant ces derniers mois et de la joie que je ressentais avec ma mère quand par miracle et grâce à Dieu, tout rentrait dans l’ordre avant même l’intervention des médecins. Mama, tu te souviens ?
Parce que la famille, c’est ce qu’il y a de plus important car c’est eux qui sont présents quand tout va mal : Mama, Mamita… Merci ! Merci pour tout, merci d’avoir toujours été à mes côtés. Saches que je donnerai ma vie pour toi. Asmae, ma sœur, merci pour tes efforts et ton implication. Papa… ma famille, merci à vous. Je vous aime du plus profond de mon cœur.
Et une année d’écoulée. Je suis prête à affronter l’année 2018 avec force et courage comme à mon habitude. Je suis tellement positive quant à l’avenir et je le resterai quelles que soient les épreuves auxquelles je vais faire face dans ma vie future.
Je suis tellement heureuse d’avoir surpassé toutes ces épreuves. Je suis heureuse d’être en vie et d’être entourée des personnes que j’aime. Je remercie Dieu pour ça. Hamdoulilah
Je suis également fière de moi ! Oui, je suis fière de moi.
Pour finir, merci à vous d’être là. Merci de m’avoir soutenu durant ces derniers mois. Notre histoire est seulement à son début et je vous promets de belles choses à l’avenir.
J’espère que ces quelques phrases donneront de l’espoir aux personnes qui l’ont perdu, du courage et de la force aux personnes qui en ont besoin. J’espère vous avoir touché et j’espère que vous avez appris des choses sur moi ou même sur vous à travers ma lettre. J’espère vous avoir poussé à la réflexion, une réflexion qui peut-être déclenchera un changement positif dans votre vie. J’espère aussi vous avoir communiqué tout l’espoir, la joie, l’optimisme, l’envie de vivre et la niaque que j’ai en moi.
Je souhaite également que vous soyez désormais plus réactifs à mes posts et mes articles sur le blog. Communiquez avec moi, parlez-moi, je suis là! Car ce blog est mon journal intime et vous y avez accès. L’accès à ma vie, mes envies, mes peines, mes souffrances, mes joies, mon intimité bref ; MOI.
C’est incroyable parce qu’en écrivant ce texte, j’ai pleuré, j’ai souris, j’ai même ri… J’ai le cœur qui bat à la chamade, je respire fort… Parce que ça fait des années que je n’ai pas pris la peine d’écrire. J’estimais avoir trop souffert pour encore revivre ma souffrance à travers l’écriture, mais c’est fou ! J’avais oublié à quel point ça fait du bien ! Alors, merci car sans vous j’aurais peut- être pas pris la peine de rédiger ces quelques phrases.
Je vous aime et bonne année 2018 !